FONDATION PHYSIS

écrit par Klaus Schustereder


Vous trouverez ici des informations non seulement sur mon travail médical à Montreux, mais également de mon activité en Afrique, des réflexions sur la médecine et biologie en générale ainsi que des articles scientifiques. Mais encore de nombreuses photos et interviews.

Tout d’abord, je tiens à vous présenter brièvement quelques aspects de ma formation et quelques-unes de mes expériences qui ont changé ma façon de voir la médecine générale. Parmi toutes mes expériences professionnelles, je suis convaincu que mon travail sur le continent africain a été le plus marquant et le plus important de ma vie. Durant la période passée là-bas, j’ai pu bénéficier d’un apprentissage très spécial qui n’était pas seulement lié à la médecine, mais surtout à de nombreux aspects de la vie. J’ai beaucoup appris sur la nature humaine et sur les cultures africaines. J’ai de plus, été pris par le contexte interculturel qui m’a sensibilisé sur tout ce qui concerne la communication et j’ai pu avoir un regard différent sur les liens entre les êtres humains. Cela m’a fait découvrir que le moyen le plus efficace pour comprendre une situation est l’écoute et le dialogue avec le patient. Je peux donc clairement dire que l’Afrique est liée à mon parcours professionnel et que les années passées là-bas m’ont fait avancer sur une grande partie de ma vie.

En 2014, grâce à la contribution de la Drsse Mulot Hubert Sandrine et Mme Claire Besse Darfeuil, nous avons pu créer la Fondation à but humanitaire (voir Projet Gallo) et scientifique PHYSIS. Un des objectifs de cette fondation est la mise en place d’entretiens entre scientifiques (série Medisophical Talks) pour participer à une conception du monde avec un regard postcartésien sur les systèmes vivants. Et je suis convaincu que nous sommes actuellement dans une période où la biologie et la médecine est déjà en train d’intégrer un regard scientifique moderne sur les systèmes vivants. Nous pouvons d’ailleurs le remarquer avec la dernière publication de Fritjof Capra « A systems view of life  » qui va exactement dans ce sens et j’ai d’ailleurs eu le plaisir de l’interviewer à Innsbruck en mai 2015 et la chance de pouvoir enregistrer cet entretien grâce à mon ami Christian Köhlert.

Je tiens à partager cela avec vous:


Fritjof Capra, physicien et écrivain autrichien, était un parmi la dizaine scientifiques qui m’avaient influencé dans ma jeunesse et qui ont continué à le faire pendant mes études en médecine à l’Université de Vienne en Autriche. Durant mes études, je n’étais pas satisfait par le regard mécanique en biologie et en médecine pour des raisons qui m’étaient encore inconnues. Mais aujourd’hui, grâce à mes expériences et aux scientifiques Humberto Maturana, Francesco Varela, Stanislav Grof, Gregory Beatson, Erwin Chargaff et d’autres personnes importantes, j’ai pu développer un regard différent qui me convient et qui dépasse largement une vue cartésienne. De plus, grâce à mes observations professionnelles en Europe et en Afrique, j’ai pu apercevoir l’importance, les avantages et l’utilité d’une vue systémique qui permet des actions plus humaines, plus préventives, plus efficaces et même plus écologiques.

Je suis convaincu que le regard systémique en médecine et l’intégration des découverte scientifique des dernier 30 années pourra changer, à long terme ou peut-être déjà à moyen terme, notre vue sur les systèmes vivants. D’ailleurs, cette méthode pourrait apporter un changement bénéfique énorme sur la prise en charge des patients.

Mais pour vraiment améliorer les systèmes de Santé et surtout de la Santé Publique, une modification du système médical est incontournable et cela passera par une changement de notre regard sur les système vivant. Il faut donc transformer ce système avec tous les intervenants clés ; c’est-à-dire les médecins, les assurances, les industries, les sociétés de médecine ainsi qu’intégrer la grande communauté des médecins ostéopathes/naturopathes et la société pour les diriger vers une médecine qui ciblera moins les symptômes de nos patients afin de mieux s’adresser leurs ressources existantes. Le but de ce changement est de permettre une amélioration durable de la personne soignée. Je pense qu’un grand débat est nécessaire afin de pouvoir apprendre et discuter sur les avis de tous ces domaines.